Agnès GUET
Naturopathe Certifiée
Naturopathie scientifique
Spécialisée en Fatigue Chronique
Massage Bien-Être et Réflexologie
Cabinet de Naturopathie à Blain
Consultation en visio
Consultez mes articles autour des thèmes de la naturopathie et de la fatigue chronique
24/12/2025
Adopter un régime végétalien soulève des enjeux physiologiques majeurs. Cet article explore le lien entre une alimentation vegan, la santé et les carences nutritionnelles, en analysant les risques liés au manque de vitamine B12, de fer et de protéines animales. Découvrez l’impact du végétalisme sur votre métabolisme et votre énergie, et comment la naturopathie aide à préserver une vitalité durable en respectant votre terrain biologique.
L'adoption d'un régime végétalien est souvent motivée par des convictions éthiques ou environnementales respectables. Cependant, lorsqu'on l'aborde sous l'angle de la physiologie humaine, la question du lien entre mode de vie vegan, santé et carences devient centrale. Pour une personne active, soumise au stress quotidien, l'alimentation ne doit pas seulement être un choix de conscience, mais une source de vitalité durable. Passer au "tout-végétal" n'est pas un geste anodin pour le métabolisme. Si certains s'y sentent initialement plus légers, le manque de certains nutriments spécifiques aux produits animaux finit souvent par se manifester par une fatigue insidieuse ou des déséquilibres plus profonds.
Dans le débat sur le véganisme et la santé, les protéines occupent une place de choix. Si les légumineuses et les céréales en contiennent, elles ne sont pas interchangeables avec les sources animales. Le corps humain a besoin de "briques" spécifiques pour construire ses tissus, synthétiser ses hormones et assurer le renouvellement de ses cellules.
La notion de valeur biologique est ici fondamentale. Une protéine est composée d'acides aminés. Parmi eux, huit sont dits "essentiels" car le corps ne sait pas les fabriquer. Les protéines animales (viande, poisson, œufs) possèdent un aminogramme complet, ce qui signifie qu'elles contiennent tous ces acides aminés dans des proportions idéales pour l'homme.
À l'inverse, les sources végétales présentent souvent des acides aminés limitants :
Sans un apport équilibré et complet, le turnover protéique ralentit, ce qui peut mener, à terme, à une perte de masse musculaire ou à une fragilité des tissus conjonctifs.
Le problème de l'alimentation végétale ne réside pas seulement dans ce qui manque, mais dans ce qui bloque l'assimilation. On parle de biodisponibilité. Les végétaux contiennent des antinutriments ou facteurs antinutritionnels tels que :
De plus, la digestion des protéines végétales est plus complexe. Elles sont enfermées dans des fibres rigides que nos enzymes peinent parfois à décomposer totalement, contrairement aux protéines animales dont la structure est plus proche de la nôtre.
Maintenir un équilibre optimal entre nutrition vegan, santé et carences éventuelles demande une vigilance de chaque instant que peu de personnes actives peuvent tenir sur le long terme sans s'épuiser. Certains nutriments sont tout simplement absents ou très mal absorbés dans le règne végétal.
La cobalamine (Vitamine B12) est le point de rupture majeur du végétalisme strict. Elle est exclusivement produite par des bactéries présentes dans les sols et se retrouve concentrée dans les tissus animaux. Elle est indispensable à la formation des globules rouges et à l'intégrité du système nerveux central. Une carence prolongée peut mener à une anémie mégaloblastique ou à des troubles neurologiques irréversibles. La complémentation est ici une supplémentation indispensable, car aucune plante (ni la spiruline, ni le miso) ne fournit de B12 active pour l'homme.
Le fer est un autre sujet de préoccupation. Il existe deux types de fer :
Même avec une consommation élevée de lentilles ou d'épinards, le risque de carence martiale (manque de fer) reste élevé, impactant directement le stockage de la ferritine et le transport de l'oxygène. Le zinc et l'iode subissent les mêmes contraintes de faible absorption, fragilisant le système immunitaire et la fonction thyroïdienne.
Le cerveau est composé à près de 60% de graisses. Les acides gras polyinsaturés de type Oméga-3 (EPA et DHA) sont cruciaux pour la cognition et la régulation de l'inflammation. Si les végétaux apportent de l'ALA (acide alpha-linolénique), le taux de conversion vers l'EPA et surtout le DHA est extrêmement faible (souvent moins de 1%). Sans une source directe (poissons gras ou huile de foie de morue), le cerveau et la cognition peuvent pâtir de ce déficit, augmentant la vulnérabilité au stress et au déclin cognitif.
Besoin d'un éclairage personnalisé sur votre vitalité ?
Pour comprendre comment votre alimentation influence votre énergie quotidienne, je vous invite à Réserver un appel téléphonique gratuit de 20 minutes. Nous ferons ensemble le point sur vos besoins spécifiques.
Beaucoup de personnes consultent pour une fatigue chronique après quelques mois ou années de régime végétalien. Ce n'est pas un hasard : le métabolisme s'adapte à la restriction, mais finit par épuiser sa réserve fonctionnelle.
Pour compenser l'absence de produits animaux, l'alimentation vegan repose souvent sur une consommation massive de céréales, légumineuses et féculents. Cette charge glycémique élevée provoque des pics d'insuline répétés. À terme, ce mode alimentaire favorise :
La thyroïde est le chef d'orchestre de notre métabolisme. Pour fonctionner, elle a besoin de tyrosine (un acide aminé), d'iode, de zinc et de sélénium. Une personne suivant un régime vegan risque souvent de se retrouver en sous-apport de ces éléments. En réponse, le métabolisme de base ralentit pour économiser l'énergie : c'est le début de l'épuisement, de la frilosité et de la perte de cheveux.
La naturopathie ne cherche pas à imposer un dogme, mais à observer ce qui soutient la vie dans chaque individu. L'alimentation doit être au service du terrain biologique.
Chaque personne possède une constitution naturopathique différente. Certains tempéraments dits "nerveux" ou très actifs brûlent leurs nutriments rapidement et ont un besoin vital de protéines denses et de graisses saturées de qualité pour stabiliser leur système nerveux. Pour ces profils, le végétalisme peut rapidement mener à un épuisement surrénalien. Le rôle de la naturopathie et ses solutions naturelles est d'identifier si votre régime actuel respecte votre capacité digestive et votre force vitale.
L'objectif est de retrouver une densité nutritionnelle optimale. Cela passe parfois par la réintroduction de petites quantités de qualité biologique animale (œufs à la coque, petits poissons) pour relancer l'anabolisme et combler les manques en vitamines liposolubles (A, D, E, K2). La santé n'est pas une destination fixe, mais un équilibre dynamique qui demande parfois de réajuster ses croyances pour préserver son intégrité physique.
Le lien entre alimentation vegan, santé et carences est une réalité physiologique qu'il ne faut pas négliger. Si le choix du végétalisme est respectable, il impose une rigueur technique et une supplémentation lourde pour ne pas basculer dans la carence. Pour beaucoup, une alimentation omnivore raisonnée, faisant la part belle aux végétaux tout en conservant des protéines animales hautement biodisponibles, reste le chemin le plus sûr vers une vitalité durable et un esprit serein.
Si vous ressentez les signes d'un épuisement que vous n'expliquez pas, il est peut-être temps de questionner l'adéquation de votre assiette avec vos besoins réels. Pour sortir de la fatigue chronique et ses solutions naturelles, un accompagnement global est souvent la clé pour retrouver votre dynamisme.
Note : Une consultation naturopathique ne se substitue pas à la consultation d’un médecin et ne remplace aucun traitement médical en cours.
Vous souhaitez un accompagnement sur la durée pour optimiser votre nutrition ?
Réserver un accompagnement de coaching santé sur plusieurs rendez-vous
Les carences les plus critiques concernent la vitamine B12, indispensable au système nerveux, et le fer héminique, essentiel au transport de l'oxygène. Le manque de zinc, d'iode et d'acides gras EPA/DHA est également fréquent. Ces déficits peuvent entraîner une anémie, une fatigue profonde et des troubles cognitifs s'ils ne sont pas compensés.
Sur le long terme, le végétalisme strict peut épuiser les réserves de l'organisme, notamment en vitamines liposolubles et minéraux essentiels. Sans une vigilance extrême et une supplémentation rigoureuse, les risques de fragilité osseuse, de troubles hormonaux et de baisse de l'immunité augmentent, car le corps ne reçoit plus les briques animales nécessaires.
Cette fatigue est souvent multifactorielle : une mauvaise assimilation des protéines, un manque de fer ou de B12, et une surcharge en glucides qui fatigue le pancréas. De plus, les carences en nutriments clés ralentissent le métabolisme thyroïdien, diminuant ainsi la production d'énergie au cœur de nos cellules, appelées les mitochondries.
S'il est techniquement possible de combiner céréales et légumineuses pour obtenir tous les acides aminés, leur biodisponibilité est bien inférieure aux protéines animales. La présence d'antinutriments dans les végétaux limite leur absorption, obligeant à consommer de très grandes quantités de nourriture, ce qui peut finir par saturer le système digestif.
Non, il est physiologiquement impossible d'obtenir de la vitamine B12 dans un régime strictement végétalien. Sans supplémentation, une carence grave apparaîtra inévitablement après quelques années d'épuisement des réserves hépatiques. D'autres nutriments comme la vitamine D3 ou les oméga-3 EPA/DHA sont également très difficiles à optimiser sans le recours à des compléments.
Les signaux d'alerte fréquents incluent une fatigue persistante dès le réveil, une perte de cheveux, des ongles cassants ou une frilosité accrue. Une perte de masse musculaire, des troubles digestifs comme des ballonnements réguliers ou des cycles menstruels irréguliers chez la femme sont aussi des indicateurs clairs d'un terrain biologique affaibli.
La réintroduction doit être progressive pour laisser le temps au système enzymatique de s'adapter. On commence généralement par des bouillons d'os, des œufs à la coque ou de petits poissons gras. Ces aliments denses nutritionnellement sont faciles à digérer, permettant de remonter les réserves sans surcharger inutilement la sphère digestive.
La naturopathie déconseille souvent le végétalisme strict aux personnes de constitution "nerveuse" fragile, aux enfants en croissance ou aux femmes enceintes. Les profils souffrant d'épuisement surrénalien ont également des besoins accrus en nutriments hautement biodisponibles que seul le règne animal peut fournir de manière efficace et rapide.
GUET Agnès
Le Chemin du Bien-Être
EI - Siret : 952 286 540 00010 - NAF : 8690F - Siren : 952286540
Naturopathe - Massage Bien-Être – Réflexologie - lechemindubienetre.org
06.78.36.28.60 - lechemindubienetre@pm.me –
6 route du Gâvre 44130 Blain
Le Chemin du Bien-Être